Animaux de compagnie

Les animaux de compagnie, malgré leur grande proximité avec l'homme, font souvent l'objet de négligences voire de maltraitances pouvant aller jusqu'à l'extrême cruauté. Ces actes, sévèrement sanctionnés par la législation de nombreux pays, restent généralement impunis au Maroc. Le statut juridique des animaux de compagnie doit évoluer, de manière à les reconnaître comme des êtres vivants à part entière, doués de sensibilité.

Le commerce des animaux de compagnie tel qu'il est organisé à l'heure actuelle, présente de grandes lacunes et de graves dysfonctionnements,  pouvant aboutir à l'augmentation des abandons.

Rabaisser l'animal au rang de produit de consommation, comme c'est le cas dans certains élevages commerciaux, encourage des pratiques d'élevages inacceptables : plus d'une portée par an et par chienne, manque de soins, d'hygiène, d'espace, d'exercice, etc. Des chiots sont souvent prématurément arrachés à leur fratrie, ce qui perturbe gravement leur comportement : angoisse, problèmes de sociabilisation ou agressivité sont autant de séquelles irréversibles.

Il est devenu urgent de renforcer la réglementation marocaine à l’égard de cette catégorie d'animaux et mettre en place de nouvelles lois encadrant le commerce, qui seul, favorise le profit au détriment du respect de l’animal, conduisant à la multiplication des abandons, qui viennent augmenter le flux des populations d'animaux errants.

Les refuges, peu nombreux, sont saturés, faute de place et de moyens, car des centaines de chiens et chats sont abandonnés chaque année.

Face à une situation aussi dramatique, l’adoption est la seule solution car c'est une démarche responsable qui n’encourage pas le système commercial à l’origine de la surpopulation et qui permet de lutter concrètement contre la misère animale.

Des chiens et des chats de tous âges et toutes origines sont proposés à l’adoption dans les refuges, stérilisés, vaccinés et en bonne santé.

Le RAPAD Maroc, en tant qu'ONG marocaine, travaille à éduquer les citoyens, afin de les sensibiliser à la nécessité de faire stériliser et vacciner systématiquement leurs animaux domestiques. L’accroissement de portées, souvent non désirées, sont soit cédées gracieusement, à des personnes peu regardantes, soit atterrissent  dans la rue et plus généralement aux abords des abattoirs.